Concernant les élèves
Selon moi, un bon élève est un élève qui fait les efforts nécessaires selon ses propres habiletés. Un élève qui étudie, qui travaille, qui fourni des efforts et qui obtient un 70 sera un meilleur élève pour moi que l’élève qui ne travaille pas mais qui obtient un 80 alors que s’il travaillait, il pourrait obtenir un 90. Tandis qu’un élève en difficulté serait un élève qui n’a pas les bons outils pour réussir. J’aimerais avoir comme groupe d’élève un groupe qui participe, assez mature, peu importe l’âge, pour pouvoir faire des projets authentiques. Un groupe qui a déjà, sans moi, une bonne chimie entre eux. Un groupe qui peut me surprendre, me prendre en défaut, m’apprendre des choses, qui a de l’initiative. À l’inverse, un groupe fermé, amorphe, qui attend patiemment que je leur communique quoi faire et comment le faire ne serait pas un groupe intéressant pour moi. Un groupe qui ne veut pas innover, conservateur, qui ne parle pas, qui n’échange pas.
Concernant la pédagogie
J’ai hâte d’enseigner mes expériences. Je veux laisser ma trace sur les élèves que je fréquenterai, qu’ils apprennent de mes erreurs et de mes réussites. Ce sera par contre probablement ce qui sera le plus difficile à enseigner. Je ne dois pas les envoyer refaire mes erreurs. Je ne vois pas vraiment d’apprentissage inutile. Avec le nouveau cours qui remplace la catéchèse, rien ne me semble inutile. Les sciences de la nature par contre me semblent ennuyantes pas nécessairement très utile, mais pas inutile non plus. Ça sert pas tous les jours, mais savoir qu’un pédoncule n’est pas un homosexuel, ça nous élève d’un cran dans l’échelle de conscience. Le plus important d’apprendre à l’école serait la résolution de problème en général, la création d’outils. L’élève doit savoir comment agir dans les situations courantes de la vie quotidienne.
Concernant le stagiaire
Mes dix qualités qui m’aideront à être un bon stagiaire sont : mon implication, mon rire permanent, ma nonchalance (je ne stress pas…), mon émerveillement facile, la plaisir que j’ai (plus je m’amuse, mieux je suis, donc c’est une qualité…), mon écoute, ma modestie (sérieusement), ma facilité d’adaptation, ma capacité de prendre les commentaires toujours de manière positive et mon sens de l’humour. Mes dix faiblesses quant à elles sont : ma paresse, mon parfois manque d’initiative, mon parfois immaturité, ma tendance à tout rendre ludique, donc un manque de sérieux, ma nonchalance, j’ai parfois tendance à ne pas tenir compte des limites que j’ai, je manque de confiance en mes moyens, je suis un animateur de formation, je pourrais donc être plus porter à animer qu’à enseigner, j’ai de la difficulté à expliquer ce qui me semble évident et je ne me force pas si je ne m’amuse pas. Ce sont évidemment des points que je travaillerai et non pas de simples faits que je pourrais considérer comme permanents. Ce qui m’attire le plus dans ce rôle est la marque que je laisserai aux élèves. Déjà en tant que moniteur de camp de jour, j’ai marqué plusieurs jeunes, dont une, entre autres qui joue de la batterie maintenant parce qu’un jour j’ai amené ma batterie au camp et j’ai fait jouer chacun de mes jeunes. Je veux donc améliorer cette marque, même si, éthiquement, je ne pourrai savoir si je l’ai vraiment laissé. Cette influence que nous avons sur les élèves ne peut d’ailleurs pas être décrite par une compétence. Je crois donc que le développement des compétences professionnelles est réaliste, mais qu’il ne faut pas s’en tenir qu’à cela. Le métier d’enseignant est, selon moi, beaucoup plus vaste et beaucoup plus complexe que treize compétences.
Comme stagiaire, j’aimerais être investigateur, mais je serai probablement observateur, car j’ai une forte tendance à écouter ou à observer pour ensuite analyser par moi-même. Selon la situation, je pourrai être réfléchi, mais à la base, je suis instinctif et j’aime ça. En tant que stagiaire, je serai imitateur, mon côté créateur sera développé quand j’aurai ma propre classe. Mais une bonne chose mérite d’être imitée, je n’ai donc pas peur d’être un imitateur. Je suis toujours de nature obéissante, je n’aime pas la confrontation, sauf si une situation l’exige vraiment. En stage, peu de situations pourraient selon moi l’exiger. J’aurais tendance à dire que je serai discret, mais si on me laisse de la place, j’ai une forte tendance à la prendre, je devrais donc surprendre un peu, j’espère.
Finalement, je crois que je serai un bon stagiaire quand les élèves vont critiquer le stagiaire suivant en disant qu’il est moins bon que moi. Sérieusement, pour avoir été stagiaire dans un autre domaine, je ne crois pas que je me considérerai un jour comme un bon stagiaire. J’aurai ainsi toujours un motif pour pouvoir m’améliorer. J’aurai cependant une certaine fierté de mes capacités si ma maître-associée est fière de moi. J’ai de la difficulté à saisir une chose qui pourrait me faire dire que je suis un bon stagiaire. Je serai de toute façon un bon stagiaire.
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